Sur un Luth

Rubo senza ombra di vergogna questa deliziosa poesia di Mellin de Saint-Gelais dal ricchissimo sito di Richard Civiol, luth-librairie.

O luth, plus estimé présent
Que chose que j’aye à présent,
Luth, de l’honneste lieu venu
Où mon coeur est pris et tenu,

Luth qui responds à mes pensées,
Si tost qu’elles sont commencées
Luth, que j’ay faict assez de nuictz
Juge et tesmoin de mes ennuys,

Ne pouvant voir auprès de moy
Celle qui t’eust auprès de soy,
Je te supply, fay moy entendre
Comme, touchant à la main tendre,

Ton bois s’est guarenty du feu
Qui si bien esprendre m’a sceu
Et s’il se pourroit bien esteindre
Par souvent chanter et me plaindre.

Que pleust à Dieu, Luth, que ta voix
Peust aller où du coeur je vois,
Tant que mon tourment bien ouy
En peut rapporter un ouy.

Lors tu me ferois plus de grace
Qu’onc n’en feit la Harpe de Thrace
Qui faisoit les montagnes suivre,
Car tu ferois un mort revivre.

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